
Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a fait le point sur la situation de la diphtérie au Sénégal. Depuis la confirmation du premier cas, le 1er août 2026, 34 cas confirmés, dont six décès, ont été enregistrés dans huit districts sanitaires répartis dans six régions du pays.
La région de Kédougou concentre la majorité des cas avec 23 personnes infectées. Elle est suivie de Dakar avec cinq cas et de Thiès avec trois. Louga, Diourbel et Kaolack comptent chacune un cas.
Dès la détection des premiers cas, le ministère indique avoir renforcé les mesures de riposte en collaboration avec les autorités administratives et territoriales ainsi que les partenaires.
Le dispositif comprend notamment la prise en charge des malades, l’investigation autour des cas, l’identification et le suivi des personnes ayant été en contact avec les patients, ainsi que le renforcement de la surveillance épidémiologique.
Les autorités sanitaires ont également renforcé la vaccination de rattrapage des enfants non ou insuffisamment vaccinés et intensifié la sensibilisation des populations sur l’importance d’une consultation médicale précoce.
La vaccination au cœur de la prévention
Le ministère rappelle que la diphtérie est une maladie infectieuse et contagieuse à potentiel épidémique. Elle reste toutefois évitable grâce à la vaccination.
La maladie peut se manifester notamment par un mal de gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler, un enrouement, un gonflement du cou ou encore la présence de membranes grisâtres dans la gorge, parfois accompagnées de difficultés respiratoires.
Le ministère invite les parents à respecter le calendrier vaccinal du Programme élargi de vaccination (PEV), à vérifier le statut vaccinal de leurs enfants et à compléter, si nécessaire, les doses manquantes.
Il recommande également de consulter rapidement la structure de santé la plus proche dès l’apparition des premiers signes et d’éviter toute automédication.
Enfin, les autorités appellent à la vigilance et au respect des recommandations sanitaires, rappelant que « la vaccination protège » et que « la consultation précoce peut sauver des vies ».




