Gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest : Dr Bakary Faty alerte sur l’urgence d’une gouvernance intégrée et efficace

Face aux nombreux défis liés à l’eau, le directeur de la DGPRE, Dr Bakary Faty, appelle à un sursaut collectif et une relance du processus de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) en Afrique de l’Ouest.

Plus de vingt-cinq ans après l’engagement des ministres de la CEDEAO en faveur de la mise en œuvre de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE), les progrès concrets se font toujours attendre. À l’occasion de la 1ʳᵉ session extraordinaire du Conseil régional de concertation sur la GIRE en Afrique de l’Ouest (CRCRE), Dr Bakary Faty, directeur de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE), a tenu à sonner l’alarme sur les nombreux défis auxquels fait face la région, tout en insistant sur la nécessité d’une approche concertée et coordonnée.

« Nous sommes à l’ère de la gestion intégrée des ressources en eau, et nous devons l’appliquer pleinement », a-t-il affirmé lors de la cérémonie d’ouverture. Pour lui, le moment est venu de transformer les engagements politiques en actions concrètes, dans un contexte marqué par la croissance démographique, les effets du changement climatique, la pollution, l’urbanisation galopante et la pression croissante sur les ressources naturelles.

Malgré une timide reprise du processus en juin 2024 à Abuja, avec la 11ᵉ session ordinaire du CTE et la 5ᵉ session du CMS, la dynamique régionale reste fragile. D’où la pertinence de cette rencontre sous-régionale, qui vise à remettre à niveau les points focaux de la CEDEAO, renforcer les synergies entre les acteurs et relancer une coordination durable des politiques liées à l’eau.

« Chaque jour, les défis nous assaillent, multiformes et multidimensionnels : sécurité de l’eau, extrêmes hydrologiques, mauvaise gestion sectorielle… », a énuméré Dr Faty. Il a réaffirmé l’engagement du Sénégal à œuvrer pour une meilleure gouvernance de l’eau au bénéfice des populations.

Au terme des deux jours de travaux, les participants devront poser les jalons d’un conseil fort et réactif, capable de mobiliser toutes les parties prenantes pour faire avancer la GIRE, pilier essentiel de la sécurité hydrique et du développement durable en Afrique de l’Ouest.

A. T. SOW

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