
Les avocats de Seydou Kane ont tenu, ce mardi 5 mai 2026, une conférence de presse pour réfuter les accusations portées contre leur client dans le cadre de l’affaire liée à l’ASER.
Face aux médias, la défense a dénoncé ce qu’elle qualifie de « campagnes d’allégations construites », tout en apportant des clarifications sur plusieurs volets du dossier, notamment le montage financier du projet, l’affaire dite des « 37 milliards » et le dossier INTERMAQ.
Un montage financier contesté
Les avocats ont rappelé que le projet en question repose sur un protocole d’entente signé en novembre 2023 entre des partenaires sénégalais et espagnols, incluant notamment les sociétés AEE Power EPC et AEE Power Sénégal.
Selon eux, le projet, estimé à 140 millions d’euros, prévoyait une avance de démarrage de 40 %, qui devait transiter par plusieurs entités avant d’être réaffectée à la filiale locale.
La défense soutient que Seydou Kane n’intervenait pas dans la gestion opérationnelle du projet. « Il n’est ni dirigeant opérationnel, ni gestionnaire », ont affirmé ses avocats, évoquant une chaîne de paiement « sécurisée ».
Le cas INTERMAQ
Concernant le dossier INTERMAQ, les avocats ont indiqué que leur client, bien qu’actionnaire majoritaire d’INTERMAQ Sénégal S.A., n’est pas signataire du contrat de marché concerné.
Ils assurent également que celui-ci n’a perçu aucune rémunération liée à des fonds publics. « M. Seydou Kane n’a jamais perçu, ni directement ni indirectement, une quelconque rémunération de la part de l’État du Sénégal », ont-ils soutenu.
Une défense offensive
À travers cette sortie médiatique, les conseils de Seydou Kane entendent ainsi défendre l’image de leur client et contester toute implication dans les irrégularités évoquées dans cette affaire.




