
La ministre auprès du ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique, Coumba Diop, a appelé jeudi 3 septembre à « repenser le mode de financement » de l’industrie cinématographique sénégalaise.
Elle s’exprimait lors de la cérémonie marquant le clap de fin du film « Au-delà des mirages », organisée au Port autonome de Dakar.
« Il faut repenser le mode de financement (…) afin de créer une véritable industrie capable de faire le récit des réalités de notre temps », a déclaré la ministre. Elle a également assuré que l’État continuera d’accompagner le secteur, « dans la mesure des moyens disponibles ».
« Au-delà des mirages », une production à expertise sénégalaise
Tourné en trois mois, le film « Au-delà des mirages » a nécessité un budget de plus de 300 millions de FCFA, avec un cofinancement de l’Union européenne.
Selon son réalisateur, Amary Fall, la production cherche à déconstruire l’image d’une Europe fantasmée et à mettre en lumière les réalités de l’immigration. Le film entend également divertir et sensibiliser le public afin de contribuer au débat sur cette question.
Le réalisateur a par ailleurs appelé les décideurs et les partenaires à renforcer leur soutien au cinéma. « Lorsqu’on veut atteindre des standards élevés, les moyens nécessaires deviennent indispensables », a-t-il souligné.
Consacré aux réalités de l’immigration clandestine, le film a mobilisé une expertise technique 100 % sénégalaise, avec la participation d’acteurs venus du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire.




