
Le gouvernement veut renforcer sa lutte contre la cherté de la vie à travers une nouvelle approche basée sur des contrats-programmes par filière associant l’État et le secteur privé.
Lors de sa Déclaration de politique générale (DPG), mardi 8 septembre 2026, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a expliqué que cette démarche doit permettre d’identifier les principaux dysfonctionnements des filières et de mettre en place une stratégie à moyen terme pour réduire le coût du panier de la ménagère.
« Mon gouvernement s’engage à prendre à bras le corps cette situation à travers des contrats-programmes filières État-Secteur privé afin de diagnostiquer, dans ses moindres détails, les failles et de proposer une stratégie à moyen terme », a-t-il déclaré devant les députés.
Les produits de grande consommation ciblés
Selon le chef du gouvernement, le panier de la ménagère reste particulièrement exposé aux fluctuations des prix en raison du poids de plusieurs produits de grande consommation, notamment les céréales, le pain, la viande, le poisson frais, les huiles, le sucre, les légumes frais et le lait.
Cette vulnérabilité est davantage accentuée durant l’hivernage, notamment pour la viande, les produits halieutiques et les légumes frais. Le Premier ministre relève que ces produits sont pourtant, pour une grande partie, produits et commercialisés localement.
« Cette situation est exacerbée durant la saison des pluies pour la viande, les produits halieutiques et les légumes frais. Tous ces produits sont cultivables, cultivés et commercialisés au Sénégal », a-t-il souligné.
Stockage et contrôles renforcés
Pour faire face à ces difficultés, le gouvernement prévoit notamment de renforcer les capacités de stockage et d’intensifier les contrôles sur l’ensemble du territoire national.
À travers les contrats-programmes annoncés, l’exécutif entend ainsi agir davantage sur les causes des fluctuations des prix et construire, avec les acteurs privés, des solutions durables contre la cherté de la vie.




