Aquaculture : Dakar accueille le premier Salon international pour accélérer le développement de la filière en Afrique

Dakar accueille le premier Salon international de l’aquaculture, une initiative portée par Atlantis Mariculture en partenariat avec l’Alliance nationale de l’aquaculture (ANA). Pendant trois jours, professionnels, chercheurs, investisseurs, institutions et acteurs de la filière se retrouvent autour d’un même objectif : accélérer le développement de l’aquaculture et en faire un levier de sécurité alimentaire, d’emploi et de croissance économique au Sénégal et en Afrique.

Pour Saïd Memen, président d’Atlantis Mariculture et co-organisateur de l’événement, ce salon marque l’aboutissement d’une ambition portée depuis plusieurs années par les acteurs du secteur. « C’était une idée, un rêve, devenu réalité », souligne-t-il.

Cette première édition entend surtout créer une plateforme durable d’échanges, de partenariats et d’investissements. Entreprises sénégalaises et étrangères, coopératives, groupements d’intérêt économique, chercheurs ainsi que partenaires techniques et financiers ont répondu présents pour présenter leurs activités, technologies et solutions.

Rapprocher recherche, producteurs et investisseurs

Durant trois jours, le salon propose des expositions, démonstrations, panels, rencontres professionnelles et rendez-vous B2B. Ces rencontres doivent permettre de rapprocher les différents maillons de la chaîne afin de faire émerger des projets concrets.

« L’intérêt de ce salon, c’est de mettre en relation la recherche, les fermiers, les investisseurs et les financiers, tous ensemble, pour qu’on puisse nouer des partenariats solides qui vont donner naissance à des projets pour l’avenir de l’aquaculture », explique Saïd Memen.

Les organisateurs veulent également élargir la perception de l’aquaculture, qui ne se limite pas à l’élevage de poissons. La filière englobe notamment les huîtres, les coquillages, les moules, les algues et différentes autres productions aquatiques.

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Pour les acteurs du secteur, le Sénégal dispose d’importants atouts naturels et humains pour développer une production aquacole à grande échelle. Le principal défi consiste désormais à mieux structurer la filière, attirer les investissements et créer un environnement favorable au développement durable des entreprises et des producteurs.

Vers une « Déclaration de Dakar »

La première édition du salon ambitionne également de déboucher sur une feuille de route pour le développement de l’aquaculture.

Les organisateurs souhaitent notamment renforcer le dialogue avec les pouvoirs publics sur les opportunités offertes par cette filière. Les travaux scientifiques et les différents panels doivent ainsi contribuer à l’élaboration d’une « Déclaration de Dakar », destinée à formuler des orientations pour l’avenir de l’aquaculture au Sénégal et à l’échelle africaine.

Les échanges portent sur plusieurs enjeux, notamment les politiques publiques, la production, la transformation et la valorisation des produits aquacoles.

Au-delà de la sécurité alimentaire, les acteurs réunis à Dakar voient également dans l’aquaculture un potentiel important en matière de création d’emplois, de développement économique et de préservation des écosystèmes aquatiques.

L’Espagne, pays invité d’honneur

Pour cette première édition, l’Espagne a été désignée pays invité d’honneur. Une délégation de plus de dix entreprises espagnoles participe au salon afin de présenter des technologies, équipements et solutions susceptibles d’accompagner le développement de la filière sénégalaise.

La présence espagnole traduit également la volonté de renforcer les investissements privés et les partenariats entre les deux pays.

L’ambassadrice d’Espagne au Sénégal, Dolores Ríos, a salué l’initiative et insisté sur le potentiel de coopération dans le secteur. L’Espagne a notamment accompagné la réalisation d’une étude consacrée au potentiel de l’aquaculture au Sénégal, tandis que plusieurs institutions espagnoles contribuent à cette dynamique.

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Pour la diplomate, la prochaine étape doit désormais être celle de l’investissement privé. Les entreprises espagnoles sont ainsi encouragées à nouer des partenariats avec leurs homologues sénégalaises et à participer directement à la réalisation de projets aquacoles.

Transformer le potentiel en projets concrets

Les organisateurs veulent éviter que le salon se limite aux échanges et aux discours. Les rencontres B2B constituent à ce titre un volet important de l’événement. Elles doivent permettre aux entrepreneurs sénégalais, africains et européens de présenter leurs projets, rechercher des partenaires et explorer des opportunités d’investissement.

L’ambition est de faire émerger des projets « concrets et palpables », capables d’accélérer la structuration de la filière.

Alors que la production aquacole mondiale progresse et que la demande en produits aquatiques augmente, les acteurs réunis à Dakar estiment que l’Afrique dispose d’une marge de progression considérable.

Pour le Sénégal, le défi est désormais de transformer son potentiel naturel et humain en capacités de production, puis de faire émerger une véritable industrie aquacole.

À travers ce premier Salon international, Dakar entend ainsi poser les bases d’une nouvelle dynamique : faire de l’aquaculture un levier de sécurité alimentaire, d’emploi, d’investissement et de croissance, au Sénégal comme à l’échelle du continent africain.

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