
L’affaire des téléphones portables découverts dans la cellule de Farba Ngom à la prison de Maison d’arrêt de Rebeuss continue de susciter des réactions.
Invité sur la Sen TV, l’avocat du député-maire, Me Boubacar Cissé, a contesté les conditions dans lesquelles la fouille aurait été menée au pavillon spécial de la prison.
Une opération contestée par la défense
Selon Me Cissé, la mission aurait été conduite par le directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire dans le cadre d’une commission mise en place sur instruction du ministère de la Justice.
L’avocat affirme que le directeur général de l’Administration pénitentiaire ainsi que le responsable du pavillon spécial n’auraient pas été informés à l’avance de cette opération.
« Il n’est écrit nulle part que le DGA a cette prérogative de se rendre dans une prison et de fouiller des détenus », a déclaré Me Cissé.
D’après lui, les agents se seraient rendus directement dans la cellule de Farba Ngom lors de l’opération menée dans la nuit.
Deux téléphones saisis
Me Cissé confirme que deux téléphones portables ont été retrouvés dans la cellule de son client.
Cependant, il conteste la procédure utilisée après la saisie des appareils. Selon lui, les téléphones auraient dû être consignés dans les registres de la prison et placés sous scellés avant toute exploitation.
L’avocat critique également les déclarations publiques faites par la ministre de la Justice concernant des échanges retrouvés dans les téléphones, notamment des conversations entre Farba Ngom et ses conseils.
Il estime qu’il est normal qu’un détenu puisse communiquer avec ses avocats dans le cadre de sa défense.
Des tensions évoquées au sein de l’administration pénitentiaire
Le dossier continue par ailleurs d’alimenter des discussions au sein de l’Administration pénitentiaire.
Des sources citées dans plusieurs médias évoquent des divergences internes autour des conditions de mise en place de la commission chargée de la fouille et du déroulement de l’opération.
À ce stade, les autorités compétentes ne se sont pas officiellement exprimées sur ces accusations.




