
La ville de Kidal, dans le nord du Mali, est désormais sous le contrôle des rebelles indépendantistes touareg et de groupes jihadistes, après une série d’attaques coordonnées contre des positions de l’armée malienne, selon des sources locales et sécuritaires.
« Nous avons quitté Kidal. Nous ne sommes plus là-bas. Ce sont les jihadistes et le FLA (Front de libération de l’Azawad) qui sont à Kidal », a déclaré lundi à l’AFP une source proche du gouverneur de la région.
Des habitants ont également affirmé avoir vu les forces armées maliennes ainsi que des éléments russes quitter la ville. Ces témoignages interviennent après que le Front de libération de l’Azawad a revendiqué le contrôle « total » de Kidal.
De son côté, le chef d’état-major de l’armée malienne avait évoqué dimanche une « réadaptation » et un « repositionnement » des forces à Anéfis, localité située à une centaine de kilomètres de Kidal, lors d’une intervention sur la chaîne publique ORTM.
Kidal, bastion historique des groupes touareg, constitue un enjeu stratégique majeur dans le nord du Mali, théâtre de tensions récurrentes entre l’État central, les mouvements indépendantistes et les groupes jihadistes.




