Infrastructures : Oumar Sy plaide pour un renforcement des moyens du ministère

Un atelier consacré aux infrastructures s’est tenu sous l’initiative du ministère des Infrastructures du Sénégal, réunissant députés, techniciens et acteurs du secteur autour des enjeux liés à l’aménagement du territoire et aux équipements structurants du pays.

Présidant les échanges, Oumar Sy, président de la commission de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat, des infrastructures et des transports de l’Assemblée nationale du Sénégal, a indiqué que cette rencontre vise à évaluer les besoins des territoires en matière d’infrastructures.

Routes, ports, rail et équité territoriale au cœur des échanges

L’atelier, structuré autour de quatre panels, a permis d’aborder plusieurs thématiques majeures, notamment :

  • les missions du Fonds d’entretien routier autonome (FERA) et de Ageroute Sénégal ;
  • les programmes d’équité territoriale comme le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (PUMA), le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) et Promoville ;
  • ainsi que les infrastructures portuaires, ferroviaires et aéroportuaires.

Selon Oumar Sy, les députés ont relayé les préoccupations des populations concernant les infrastructures routières, sanitaires, scolaires et universitaires.

Le parlementaire a toutefois reconnu que les contraintes budgétaires ne permettent pas de satisfaire immédiatement toutes les demandes.

« Renforcer » le ministère des Infrastructures

Oumar Sy a salué la volonté des autorités de faire du ministère des Infrastructures un département transversal chargé de coordonner les grands projets publics.

Selon lui, ce ministère mérite d’être davantage renforcé afin de mieux répondre aux attentes des populations.

Le président de commission a également évoqué l’évaluation récente de l’exécution budgétaire du ministère à mi-parcours.

Il affirme que plusieurs réalisations sont visibles sur le terrain malgré un faible niveau de décaissement financier.

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D’après lui, certaines entreprises disposent des capacités financières nécessaires pour démarrer les travaux avant le paiement effectif des marchés publics.

Les difficultés de financement du FERA évoquées

Le député a enfin insisté sur les difficultés de financement du FERA.

Selon lui, les taxes collectées sur les produits pétroliers destinées à l’entretien routier ne seraient pas intégralement reversées au fonds.

Une situation qui limiterait les capacités d’intervention de la structure.

Face à cette situation, Oumar Sy plaide pour un mécanisme garantissant le transfert intégral des ressources collectées afin de permettre au FERA d’assurer pleinement ses missions.

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